https://www.casadechiles.com/availability/
10 faits sur la Révolution mexicaine

Plus de 115 ans se sont écoulés depuis le début de la Révolution mexicaine, et pourtant ce conflit historique continue d’éveiller la curiosité et d’inspirer le débat. Ce qui avait commencé comme un mouvement visant à renverser Porfirio Díaz — qui avait détenu le pouvoir pendant 35 ans — s’est rapidement transformé en l’un des bouleversements sociaux et politiques les plus marquants de l’histoire du Mexique. Bien que Díaz ait supervisé une période de modernisation, celle-ci s’est accompagnée d’un coût économique et social élevé, payé en grande partie par les communautés les plus vulnérables et l’opposition politique réduite au silence sous son régime.

La révolution a éclaté dans le nord du Mexique et s’est rapidement étendue à tout le pays. Au-delà des batailles, des luttes politiques et des figures emblématiques, la Révolution regorge d’histoires et de détails méconnus. Voici 10 faits intrigants qui apportent un nouvel éclairage sur la révolution la plus importante du Mexique.


1. Une révolution qui a annoncé sa propre date de début

Fait surprenant, la Révolution mexicaine est le seul grand soulèvement de l’histoire mondiale à avoir annoncé publiquement la date et l’heure exactes de son début. L’appel aux armes fut détaillé dans le Plan de San Luis, rédigé par Francisco I. Madero. Dans ce document, Madero invitait le peuple mexicain à se soulever contre Porfirio Díaz le dimanche 20 novembre à 18 h. Une initiative audacieuse et sans précédent — qui allait allumer les premières étincelles de la révolution.

Mexican revolution


2. Le mystère du deuxième prénom de Madero

Pendant de nombreuses années, on a affirmé que le deuxième prénom de Francisco I. Madero était Indalecio. Mais aucun document officiel n’a jamais validé cette information. Son acte de baptême révèle son véritable nom : Francisco Ignacio Madero, en hommage à la dévotion de ses parents envers Saint François d’Assise et Saint Ignace de Loyola.

Malgré son rôle de président, Madero était affectueusement surnommé « Pingüica » en raison de sa petite taille. Il était également passionné de spiritisme, ce qui lui valut un autre surnom dans la presse de l’époque : « le fou qui communique avec les morts ».

Mexican revolution


3. La photographie la plus emblématique de la Révolution

L’une des images les plus célèbres de la Révolution montre Pancho Villa et Emiliano Zapata assis dans le Palais national le 6 décembre 1914. La photographie, prise par Agustín Víctor Casasola, immortalise le moment où les deux chefs révolutionnaires ont partagé le pouvoir après un banquet célébrant le triomphe de la lutte armée. Aujourd’hui, l’original est conservé au Musée national de la photographie à Pachuca.

Mexican revolution


4. Emiliano Zapata n’était pas pauvre

Bien qu’Emiliano Zapata soit souvent présenté comme un paysan démuni, la réalité est plus nuancée. Il venait en fait d’une famille aisée. Ses goûts incluaient la cuisine française et le cognac — un contraste frappant avec l’image populaire du humble campesino.

Mexican revolution


5. Des femmes qui ont combattu, dirigé et espionné

Les femmes ont joué un rôle crucial, bien que souvent oublié, dans la Révolution. Beaucoup soutenaient les troupes en cuisinant, en lavant les vêtements, en soignant les blessés ou en s’occupant des enfants. Mais certaines sont allées beaucoup plus loin.

L’une des figures les plus remarquables fut la coronelle Carmen Amelia Robles Ávila, originaire de Xochipala, Guerrero. Connue comme « Coronel Robles », elle portait des vêtements masculins et se distinguait par son habileté avec les armes et à cheval. D’autres femmes devinrent espionnes, infiltrant les lignes ennemies ; les soldaderas voyageaient sur les toits des trains, tandis que les prostituées prenaient place à l’intérieur.

Mexican revolution


6. Le vice-président poète : José María Pino Suárez

Le vice-président du Mexique sous Madero, José María Pino Suárez, n’était pas seulement un homme politique : c’était aussi un poète passionné. Il tomba profondément amoureux de son épouse, María Casimira Cámara Vales — qu’il séduisit avec des serenatas et des poèmes. Après l’assassinat de Pino Suárez pendant la Decena Trágica, Maruca fut dévastée. Elle dut vendre ses biens pour subvenir aux besoins de ses enfants. Elle reçut la médaille Belisario Domínguez en 1969, à l’âge de 92 ans.

Mexican revolution


7. Un espion allemand au cœur de la Révolution

Félix A. Sommerfeld, un agent double allemand, devint l’un des plus proches alliés de Madero. Il travailla simultanément avec les services de renseignement des États-Unis et de l’Allemagne, construisant un vaste réseau d’agents le long de la frontière américano-mexicaine. Sommerfeld est aujourd’hui considéré comme l’un des pionniers des services de renseignement au Mexique.


8. Jack London : chroniqueur de la Révolution

Le célèbre auteur américain Jack London, connu pour Croc-Blanc et L’Appel de la forêt, fut également journaliste et couvrit la Révolution mexicaine. Socialiste engagé, il fut attiré par la cause et consacra même l’un de ses récits les plus connus, « Le Mexicain », à l’histoire d’un jeune boxeur finançant le mouvement révolutionnaire grâce à ses combats.

Mexican revolution


9. La véritable Adelita

La Adelita, l’une des chansons révolutionnaires les plus célèbres, fut composée par le sergent Antonio Gil del Río pour Adela Velarde Pérez, originaire de Durango. À seulement 13 ans, Adela défia ses parents et rejoignit le corps infirmier révolutionnaire créé par Doña Leonor Villegas de Magnon. Délaissant une vie confortable, elle se consacra aux soins des blessés à bord des trains médicaux.


10. Une balle dans le bar La Ópera

Dans le centre historique de Mexico, la célèbre cantina La Ópera conserve encore un impact de balle dans son plafond — tiré par nul autre que Pancho Villa lors de sa visite en 1914. Le bar, ouvert en 1876, demeure un témoin vivant du passé turbulent de la Révolution.


La Révolution mexicaine est bien plus qu’une série de batailles : c’est un ensemble d’histoires humaines, de contradictions et de personnages inoubliables. Ces dix faits ne représentent qu’un aperçu de la complexité et de la richesse d’un mouvement qui a profondément transformé le pays.

bread fair 2025
Foire du Pain 2025

Au cœur de Mexico, un parfum chaud et réconfortant s’apprête à envahir la capitale. La Foire du Pain 2025 arrive avec une promesse irrésistible : deux jours consacrés à l’une des plus grandes joies quotidiennes de la culture mexicaine — le pan dulce. Organisée par la Secretaría de Turismo de la Ciudad de México, la Secretaría de Desarrollo Económico, la Cámara Nacional de la Industria Panificadora y Similares de México (Canainpa) et la Alcaldía Tlalpan, cet événement rend véritablement hommage à l’art, aux saveurs et au patrimoine de la boulangerie mexicaine.

Que vous soyez un amoureux des conchas, un fan du cuernito beurré, ou quelqu’un qui ne peut jamais résister à un bolillo chaud, cette foire promet une célébration mêlant gastronomie, culture et moments conviviaux en famille.


Quand et où aura lieu la Foire du Pain 2025 ?

Notez vos calendriers, car cette délicieuse célébration aura lieu :

  • Samedi 6 et dimanche 7 décembre 2025
  • Lieu : Plaza del Bolero, rue Moneda, près de Francisco I. Madero, dans Alcaldía Tlalpan, Mexico
  • Transport le plus proche : Metrobús Fuentes Brotantes (Ligne 1), à seulement 10 minutes à pied du lieu

Sa localisation centrale et son accessibilité en font un plan parfait pour le week-end, pour les familles, les amateurs de gastronomie et tous ceux qui apprécient l’odeur réconfortante du pain frais.


Qu’est-ce qui rend cette foire si spéciale ?

Au cœur de la Foire du Pain, il y a une rencontre entre passion et tradition. L’événement réunit plus de 45 exposants, allant des boulangeries historiques aux concepts innovants et artisanaux. C’est une occasion unique de découvrir l’immense tradition boulangère du Mexique en un seul lieu.

Un festin de saveurs

Les visiteurs y trouveront une impressionnante variété de produits de boulangerie, notamment :

  • Conchas
  • Cuernitos
  • Orejas
  • Chocolatines
  • Garibaldis
  • Mantecadas
  • Pains de mie artisanaux
  • Baguettes
  • Bolillos

Que vous préfériez les classiques ou que vous souhaitiez goûter à des créations nouvelles et inventives, cette foire a tout pour plaire. Ce n’est pas seulement un marché — c’est une véritable fête du pan dulce.

Plus qu’une dégustation : une chance d’apprendre

Au-delà de l’expérience gastronomique, la foire propose des ateliers et des conférences sur les techniques de boulangerie, les traditions et l’évolution de la boulangerie artisanale au Mexique. C’est une occasion de rencontrer les boulangers, d’entendre leurs histoires et de comprendre ce qui rend leurs créations uniques.

L’événement propose également des performances musicales, ajoutant à l’atmosphère chaleureuse et festive. Et le meilleur de tout — l’entrée est entièrement gratuite, ce qui la rend accessible à tous ceux qui souhaitent participer à cette douce célébration.


Pourquoi ne pas manquer cet événement

La Foire du Pain est plus qu’un événement ; c’est un voyage sensoriel à travers l’un des éléments les plus appréciés de la cuisine mexicaine. Voici pourquoi y assister vaut vraiment le détour :

1. Célébrer une tradition profondément ancrée au Mexique

Selon Canainpa, le Mexique compte plus de 54 700 boulangeries, dont 2 800 à 3 000 situées uniquement à Mexico. Ce chiffre témoigne de l’importance du pain dans la vie quotidienne — des conchas du matin aux bolillos du soir.

2. Découvrir l’innovation et la créativité

Si les classiques ont toujours une place spéciale, la foire met également en avant des recettes artisanales, des fusions gastronomiques et des spécialités locales qui illustrent l’évolution de la boulangerie à Mexico.

3. Un plan parfait pour la saison froide

Rien de plus réconfortant lors d’une journée fraîche de décembre qu’un pain tout juste sorti du four accompagné d’une boisson chaude. La foire propose même des zones dédiées où les visiteurs peuvent déguster café, chocolat chaud ou atole avec leur gourmandise.

4. Une sortie culturelle et familiale

Il ne s’agit pas seulement d’acheter du pain — c’est un patrimoine culturel. Vous y trouverez musique, contes, ateliers pratiques et le plaisir partagé de découvrir de nouvelles saveurs ensemble. C’est une expérience qui réunit communauté, gastronomie et identité mexicaine de manière harmonieuse.


Conseils pour profiter pleinement de votre visite

  • Prévoyez de l’argent liquide, car tous les exposants n’acceptent pas forcément les cartes.
  • Arrivez tôt pour bénéficier du meilleur choix et profiter d’une expérience plus tranquille avant que la foire ne se remplisse.
  • Accompagnez vos pâtisseries d’une boisson chaude — des espaces sont prévus pour cela !
  • Demandez les spécialités locales ou les « créations du jour », car de nombreuses boulangeries apportent des nouveautés exclusives pour l’événement.
  • Participez aux ateliers et conférences — idéal pour apprendre des techniques ou écouter les histoires des maîtres boulangers.
  • Si vous venez avec des enfants, repérez les zones ombragées ou de repos pour faire des pauses.
  • Emportez du pain à la maison et prolongez la fête au-delà de la foire.

Une célébration de saveurs, de tradition et de communauté

La Foire du Pain 2025 à Mexico est bien plus qu’un marché de pâtisseries à grande échelle. C’est un hommage à la culture mexicaine, à la créativité et à la simple joie de partager du pain. Que vous soyez attiré par la nostalgie, la curiosité ou l’amour pur du pan dulce, cet événement a quelque chose de spécial pour chacun.

Pour les passionnés de conchas, les explorateurs de pains artisanaux, les familles à la recherche d’une sortie significative en décembre, et tous ceux qui souhaitent se reconnecter avec un morceau précieux de l’identité mexicaine — cette foire est l’endroit idéal.

miss universe
Une Mexicaine est devenue Miss Univers

Lors d’une soirée pleine de paillettes, de glamour et de rebondissements inattendus, Fatima Bosch du Mexique a été couronnée Miss Univers 2025 à Bangkok, mettant fin à l’une des saisons de concours les plus scandaleuses de mémoire récente. À 25 ans, la victoire de Bosch est déjà considérée comme emblématique, non seulement pour son élégance et sa beauté, mais aussi pour les événements dramatiques qui ont précédé son couronnement.

Le chemin vers la couronne n’a pas été de tout repos. Plus tôt ce mois-ci, Bosch a quitté un événement pré-concours après qu’un responsable thaïlandais l’ait publiquement réprimandée devant des dizaines de participantes. Elle a été menacée de disqualification pour elle-même et pour quiconque la soutiendrait. Ce geste audacieux a immédiatement fait les gros titres dans le monde entier et a rapidement positionné Bosch comme une figure de courage et de principe. Ses soutiens, y compris la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum, l’ont félicitée comme « un exemple de la manière dont nous, les femmes, devons nous exprimer » face à l’agression.

La controverse ne s’est pas arrêtée là. Une semaine plus tard, deux juges ont démissionné suite à des accusations de trucage. Le musicien libano-français Omar Harfouch a affirmé qu’un « jury improvisé » avait pré-sélectionné les finalistes avant la finale, tandis que l’ancienne star du football français Claude Makélélé a démissionné pour « raisons personnelles imprévues ». Bien que l’organisation Miss Univers ait nié toute irrégularité, ces démissions ont alimenté un débat déjà intense sur l’équité et la transparence du concours.

Au milieu de cette agitation, les fans et commentateurs sur les réseaux sociaux ont rapidement spéculé que la victoire de Bosch pourrait avoir été influencée par son départ précédent. « L’année prochaine, celle qui se lèvera et partira gagnera », plaisantait un fan en ligne, tandis qu’un autre suggérait : « Ils ont dû la couronner pour réparer l’injustice précédente et sauver Miss Univers ! » Quoi qu’il en soit, l’élégance, la force et l’esprit rayonnant de Bosch ont incontestablement conquis le cœur des spectateurs du monde entier, comme l’a souligné l’organisation Miss Univers sur les réseaux sociaux.

Le concours lui-même n’a pas été exempt de mésaventures. Lors de la ronde préliminaire en robe de soirée, Miss Jamaïque est tombée sur scène et a dû être évacuée sur une civière. Heureusement, les organisateurs ont confirmé qu’elle n’avait subi aucune blessure et qu’elle recevait des soins médicaux appropriés, bien que l’incident soit devenu viral sur les réseaux sociaux.

Malgré cette turbulence, la soirée finale s’est déroulée avec intensité et élégance. Miss Thaïlande Praveenar Singh a été première dauphine, Miss Venezuela Stephany Abasali troisième, suivies de Miss Philippines Ma Ahtisa Manalo et Miss Côte d’Ivoire Olivia Yace complétant le top cinq. Cependant, c’est la présence, la confiance et la capacité de Bosch à gérer les controverses avec dignité qui ont véritablement dominé les titres.

Les tensions en coulisses ont mis en lumière les différences entre les factions thaïlandaise et mexicaine supervisant Miss Univers cette année. Les événements à Bangkok ont été organisés par Nawat Itsaragrasil, fondateur de Miss Grand International, connu pour sa forte présence sur les réseaux sociaux et son style d’organisation médiatique. Pendant ce temps, l’organisation Miss Univers est dirigée depuis le Mexique par l’homme d’affaires Raul Rocha, une équipe relativement nouvelle arrivée juste avant le concours de cette année.

La propriété de Miss Univers a changé plusieurs fois ces dernières années. La magnat thaïlandaise des médias Anne Jakrajutatip avait acquis le concours auprès de l’entreprise américaine Endeavor en 2022, apportant des réformes majeures pour promouvoir l’inclusivité — permettant aux femmes transgenres, mariées et mères de participer, et supprimant la limite d’âge pour les candidates. Elle a également cherché à monétiser la marque à travers des produits dérivés, allant de l’eau en bouteille aux sacs à l’effigie du concours. Cependant, son entreprise de divertissement, JKN, a fait faillite en 2023 en raison de problèmes de liquidité, et elle a démissionné de son poste de PDG avant les événements pré-concours de cette année, remplacée par le diplomate guatémaltèque Mario Bucaro.

Toutes ces dynamiques — changements de direction, départs de candidates, démissions de juges et moments viraux sur les réseaux sociaux — dressent le portrait d’un concours qui lutte pour rester pertinent tout en naviguant dans un contexte moderne sous forte observation. Pourtant, pour Fatima Bosch, c’était la scène idéale pour briller. Sa victoire, la quatrième couronne de Miss Univers pour le Mexique, est célébrée comme un triomphe de résilience, de courage et de grâce sous pression.

Alors que les opinions restent partagées, il est indéniable que Miss Univers 2025 restera dans les mémoires, non seulement pour la finale spectaculaire, mais aussi pour le drame extraordinaire qui l’a précédée. Le départ de Bosch, rétrospectivement, a été bien plus qu’une protestation — il est devenu un moment décisif qui a scellé sa place dans l’histoire des concours de beauté mondiaux.

En fin de compte, Miss Univers 2025 a prouvé que dans le monde des concours de beauté, la beauté peut ouvrir la porte, mais que le courage et l’intégrité gardent la couronne.

drone show
Spectacle de drones

Mexico se prépare pour l’une des nuits les plus magiques et inspirantes de l’année. Le Instituto de Astronomía de la Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM) a officiellement annoncé tous les détails de la très attendue Noche de las Estrellas 2025 — un événement qui réunit science, culture et émerveillement sous le ciel nocturne.

Organisée le samedi 29 novembre, cette édition intitulée « Entre estrellas y átomos » (Entre les étoiles et les atomes) promet une expérience inoubliable à Las Islas, à Ciudad Universitaria. Le mieux dans tout cela ? L’événement est entièrement gratuit et ouvert aux visiteurs de tous âges désireux d’apprendre, d’explorer et de célébrer l’univers.

Mais le moment le plus spectaculaire de la soirée sera sans aucun doute un immense spectacle de drones, une performance qui devient rapidement l’une des formes d’art visuel moderne les plus impressionnantes. Pour les passionnés d’astronomie, les familles et les esprits curieux, la Noche de las Estrellas 2025 s’annonce comme une célébration unique en son genre.


Un hommage à Julieta Fierro : honorer un héritage scientifique

L’un des moments les plus marquants de l’événement sera un hommage posthume à Julieta Fierro, l’une des astrophysiciennes et vulgarisatrices scientifiques les plus influentes du Mexique. Fierro, décédée le 19 septembre à l’âge de 77 ans, laisse derrière elle un héritage remarquable dans la recherche scientifique et la diffusion du savoir.

Son travail a inspiré des générations d’étudiants et d’amateurs d’astronomie, et ses efforts pour rendre la science accessible au grand public ont fait d’elle une figure très appréciée, au sein comme en dehors de l’UNAM. L’hommage prévu lors de la Noche de las Estrellas sera une occasion émouvante pour la communauté de se souvenir de son génie et de son impact.

Les organisateurs encouragent les visiteurs à se préparer pour cet hommage, ajoutant une dimension émotionnelle supplémentaire à cette nuit déjà exceptionnelle.


À quoi s’attendre lors de la Noche de las Estrellas 2025

Si vous prévoyez d’y assister — et vous devriez vraiment — voici tout ce que vous devez savoir.

📍 Lieu

Las Islas, Ciudad Universitaria (UNAM)
Un espace central et iconique du campus, parfait pour accueillir des milliers de visiteurs.

📅 Date

Samedi 29 novembre 2025

⏰ Horaires

L’événement se déroulera de 15h00 à 22h00, offrant aux visiteurs toute une après-midi et une soirée d’activités axées sur les sciences.

Au cours de ces sept heures, les participants pourront profiter :

  • Ateliers interactifs pour enfants, adolescents et adultes
  • Démonstrations scientifiques et activités pratiques
  • Conférences d’astronomie animées par des spécialistes de l’UNAM
  • Concerts en direct et performances culturelles
  • Stations d’observation avec télescopes
  • Programme spécial en l’honneur de Julieta Fierro

Que vous soyez étudiant, parent de jeunes explorateurs ou simplement amoureux des mystères du cosmos, vous trouverez forcément quelque chose qui vous émerveillera.


Le moment le plus attendu : un spectacle de drones gratuit à CU

Parmi toutes les activités prévues, la communauté universitaire attend particulièrement le spectaculaire show de drones qui clôturera l’événement.

L’invitation officielle le décrit magnifiquement :

« Nous clôturerons la fête de l’Astronomie en apothéose. Profitez d’un défilé stellaire : une danse cosmique avec des figures 3D colorées, réalisée par 250 drones au-dessus de Ciudad Universitaria, UNAM. »

Les spectacles de drones sont devenus une alternative moderne aux feux d’artifice : sûrs, durables et d’une beauté artistique exceptionnelle. Avec 250 drones synchronisés créant des formes lumineuses en 3D, cette performance promet d’être l’une des plus fascinantes jamais vues à Ciudad Universitaria.

Et comme pour toutes les activités de la Noche de las Estrellas, l’entrée est entièrement gratuite.


Préparez-vous pour un week-end étoilé

La Noche de las Estrellas est l’un des événements scientifiques les plus aimés du Mexique, réunissant passionnés, chercheurs, familles et rêveurs. Cette année, grâce à sa combinaison d’ateliers interactifs, d’un hommage émouvant et d’un spectacle de drones éblouissant, l’UNAM offre une soirée vraiment exceptionnelle.

Si vous êtes à Mexico fin novembre, notez la date et ne manquez pas cette célébration de l’astronomie, du savoir et de la communauté. Apportez votre curiosité, votre sens de l’émerveillement, et peut-être même une couverture — les étoiles, dans le ciel comme sur terre, vous y attendront.

La première papillon Monarque équipée d’un émetteur satellite

La migration annuelle de la papillon Monarque est l’un des spectacles les plus impressionnants de la nature — un voyage délicat mais déterminé qui parcourt plus de 4 000 kilomètres depuis le Canada et les États-Unis jusqu’aux montagnes du centre du Mexique. Cette année, cette odyssée emblématique atteint un tournant historique. Le 12 novembre, la Secretaría de Turismo de Michoacán (Sectur) a confirmé l’arrivée de la première Monarque équipée d’un émetteur satellite à la Réserve de la Biosphère de la Papillon Monarque, marquant une avancée sans précédent dans l’étude scientifique de cette espèce.

Le papillon, identifié sous le nom MW026, fait partie du Proyecto Colaboración Monarca, une initiative internationale qui utilise des technologies de pointe pour suivre en temps réel la migration des Monarques. Cette percée enrichit non seulement notre compréhension de leurs routes et de leur comportement, mais renforce également les efforts mondiaux de conservation pour une espèce confrontée à des défis environnementaux croissants.


Le voyage de la Monarque MW026 : une route capturée en temps réel

L’histoire de MW026 commence le 27 septembre, à Lawrence, Kansas (États-Unis). Des chercheurs de Monarch Watch l’ont relâchée dans la nature équipée d’un microtransmetteur solaire de 60 milligrammes développé par Cellular Tracking Technologies (CTT). Dès ce moment, l’incroyable périple du papillon s’est dévoilé étape par étape :

Traversée de l’Oklahoma et du Texas

MW026 a volé vers le sud à travers l’Oklahoma et le Texas, atteignant le Mexique plus tôt que prévu. Son émetteur a d’abord envoyé un signal depuis le Tamaulipas, près de la Réserve de la Biosphère El Cielo, marquant son entrée officielle sur le territoire mexicain.

À travers San Luis Potosí et la Sierra Gorda

Son voyage s’est poursuivi à travers des vallées luxuriantes et des montagnes escarpées, passant par Río Verde (San Luis Potosí) et entrant dans la Sierra Gorda de Guanajuato, des zones reconnues pour leur riche biodiversité et leurs importants corridors écologiques.

À quelques centaines de kilomètres de l’arrivée

Le 7 novembre, MW026 a été détectée à Querétaro, plus précisément à Juriquilla et San José el Alto, démontrant l’endurance remarquable de ces petits voyageurs résilients.

Proche de la ligne d’arrivée

Juste un jour plus tard, le 8 novembre, des signaux l’ont placée à Temascalcingo, État de Mexico, se rapprochant toujours plus de sa destination finale.

Arrivée historique au Michoacán

Le 9 novembre, MW026 est arrivée à Ocampo, Michoacán, atteignant le célèbre Sanctuaire El Rosario, situé dans la Réserve de la Biosphère de la Papillon Monarque. Cette arrivée constitue le premier enregistrement réussi d’une Monarque suivie par satellite ayant achevé son voyage jusqu’au Mexique.


Une avancée majeure pour la science et la conservation

Roberto Monroy García, chef de la Sectur, a souligné l’importance de cette étape. Jamais auparavant une Monarque équipée d’un émetteur n’avait réussi à compléter sa migration jusqu’au Mexique. Cet accomplissement marque un moment déterminant pour la science de la conservation.

Le projet est dirigé par David La Puma de Cellular Tracking Technologies (CTT) et soutenu par des organisations au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Son objectif principal est de renforcer les stratégies de conservation trinationales afin de garantir la protection de la route migratoire longue de plusieurs milliers de kilomètres pour les générations à venir.

En suivant le trajet de MW026 avec une précision sans précédent, les scientifiques peuvent identifier des habitats critiques, des zones de passage essentielles et des menaces environnementales — des informations indispensables pour protéger cette espèce face au changement climatique, à la perte d’habitat et à la diminution des populations d’asclépiades.


Saison des Monarques au Michoacán 2025–2026 : à quoi s’attendre

Chaque année, des millions de papillons Monarque fuient le froid du nord et cherchent refuge dans les forêts de sapins oyamels du Michoacán et de l’État de Mexico, où ils hibernent jusqu’au printemps. La saison migratoire 2025–2026 est déjà en cours, et des signaux précoces comme l’arrivée de MW026 annoncent une année prometteuse et vibrante.

Dates clés pour visiteurs et passionnés

  • Arrivée massive :
    La majorité des Monarques atteignent généralement le Mexique entre le 8 et le 20 novembre.

  • Ouverture des sanctuaires :
    L’ouverture officielle des sanctuaires de la Monarque au public aura lieu le 21 novembre 2025. Les visiteurs pourront explorer des sites tels que El Rosario, Sierra Chincua et Piedra Herrada, où les ailes orange et noires remplissent le ciel de spectacles saisissants.

  • Saison haute :
    Les concentrations les plus spectaculaires se produisent entre décembre et janvier, lorsque des millions de papillons se rassemblent dans les arbres, créant une atmosphère magique, presque irréelle.

  • Fin de la saison :
    À la mi-février, les papillons commencent à s’éveiller. Au début mars, ils entament leur voyage de retour vers le nord, complétant l’un des cycles migratoires les plus étonnants du monde naturel.


Un symbole d’espoir pour l’avenir

Le suivi réussi de la Monarque MW026 est bien plus qu’un accomplissement scientifique — c’est un symbole d’espoir. Il démontre ce qui peut être réalisé lorsque la technologie, la passion et la collaboration internationale s’unissent au service de la nature.

Alors que nous nous préparons pour une nouvelle saison spectaculaire dans les forêts du Michoacán, l’histoire de MW026 nous invite à apprécier la fragilité et la force de ces papillons extraordinaires. Leur voyage, désormais illuminé comme jamais auparavant, nous rappelle notre responsabilité de protéger leur monde — et, en fin de compte, le nôtre.

island of the dolls
Île des Poupées

Xochimilco, site du patrimoine mondial de l’UNESCO dans le sud de Mexico, est célèbre pour son labyrinthe de canaux, ses trajineras colorées et ses jardins flottants. Mais parmi la végétation luxuriante et les voies d’eau sereines se trouve l’un des lieux les plus étranges et fascinants de la capitale : La Isla de las Muñecas, ou l’Île des Poupées.

Ce site surréaliste abrite près de 3 500 poupées suspendues aux arbres et disséminées dans la végétation. Au fil des années, leurs corps ont été déformés par l’humidité, la saleté et le temps. Le résultat est un spectacle troublant où des poupées sans yeux, avec des membres manquants ou des visages brûlés, pendent immobiles, observant les visiteurs flotter au fil de l’eau.

Contrairement à d’autres attractions touristiques, ces poupées n’ont pas été placées là pour divertir. Leur présence est liée à une légende glaçante qui a transformé l’île en un site culte pour les histoires de fantômes et les mythes urbains.


L’histoire de Don Julián et l’esprit de la fille noyée

La légende commence dans les années 1950 avec Don Julián Santana, un agriculteur local et gardien des canaux. Selon les voisins, Julián aurait découvert le corps d’une jeune fille qui s’était noyée près de chez lui. Peu de temps après, il affirma ressentir sa présence et craignait que son esprit ne hante les environs.

Pour se protéger et apaiser l’esprit, il commença à suspendre des poupées aux arbres entourant sa maison. Avec le temps, il collectionna des milliers de poupées abandonnées, les sauvant de tas d’ordures, des canaux et des offrandes des voisins. Pour Julián, chaque poupée était un moyen d’honorer et d’apaiser les âmes errantes de ceux qui s’étaient noyés dans les canaux.

Mais son obsession devint plus sombre. Julián affirma que les poupées commençaient à chuchoter, rire et même pleurer la nuit. Les visiteurs décrivaient les figures comme inquiétantes, certaines semblant étranglées ou clouées aux murs, leurs yeux de verre semblant suivre quiconque passait.

La légende prend une tournure tragique en 2001 lorsque Don Julián est retrouvé noyé au même endroit où il avait découvert la fille. Depuis, les visiteurs murmurent que son esprit hante toujours l’île, gardant son sanctuaire macabre.


Mythes urbains et rencontres paranormales

Après la mort de Julián, l’île est devenue un aimant pour les histoires de fantômes. Les habitants et les touristes racontent des récits de visiteurs ayant moqué les poupées pour ensuite être victimes d’accidents, voire de la mort. D’autres affirment que toucher les poupées porte malheur ou déclenche des événements inexpliqués.

Malgré la peur, ou peut-être à cause d’elle, les visiteurs continuent d’ajouter leurs propres poupées à la collection. Chaque nouvelle figure contribue à l’atmosphère surréaliste et troublante, mêlant tragédie et dévotion avec art et folklore.

Même les célébrités ont succombé au charme de l’île. Lady Gaga aurait loué une trajinera pour filmer son clip « The Dead Dance », réalisé par Tim Burton, sur l’île. Que ce soit pour l’art ou le frisson, l’attrait de La Isla de las Muñecas est indéniable.


Combien coûte la visite de l’Île des Poupées ?

Au-delà des légendes, les voyageurs découvrent rapidement une autre réalité : la visite a un coût. Si vous prévoyez un voyage, voici ce que vous devez savoir :

La promenade en Trajinera

Le seul moyen d’accéder à l’île est la trajinera, le bateau traditionnel à fond plat de Xochimilco. Contrairement à une idée reçue, le tarif n’est pas par personne mais par bateau.

  • Tarif officiel : 750 pesos par heure (fixé par les autorités de Xochimilco).
  • Capacité : Jusqu’à 18 personnes par bateau.

Étant donné que l’île se trouve dans une partie éloignée des canaux, un aller-retour prend entre 3,5 et 5 heures. Cela signifie que le coût minimum de la trajinera est d’environ 2 625 pesos.

Le droit d’entrée

Une fois arrivé, un deuxième coût s’applique : le prix d’entrée sur l’île.

  • Prix : 70 pesos par personne.
  • Objectif : Ce tarif est collecté par la famille qui entretient l’île et contribue à préserver son charme inquiétant.

Exemple de coût total

Si vous voyagez en groupe de 10 personnes, le détail est le suivant :

  • Trajinera : 2 625 pesos
  • Droits d’entrée : 700 pesos (10 x 70)
  • Total : 3 325 pesos, soit environ 332,50 pesos par personne.

Partagé entre amis, l’expérience devient à la fois abordable et inoubliable.


Pourquoi visiter

La Isla de las Muñecas n’est pas pour les âmes sensibles. C’est un lieu où le folklore mexicain, la tragédie et le mystère s’entrelacent. Le silence des canaux, le poids des légendes et la vision de milliers de regards sans vie fixant depuis les arbres en font l’une des expériences les plus uniques de Mexico.

Que vous cherchiez des sensations paranormales, l’histoire culturelle ou simplement une aventure surréaliste, visiter cette île vous oblige à affronter des questions sur la vie, la mort et les histoires que nous nous racontons pour expliquer l’inexplicable.

Pour certains, c’est un cauchemar hanté. Pour d’autres, c’est un chef-d’œuvre d’art populaire. Pour tous, c’est inoubliable.

Map of Prejudices
Carte des préjugés de Mexico

Mexico City est vaste, chaotique et pleine de saveurs — et si vous avez déjà essayé de vous repérer dans ses quartiers, vous savez que chacun a sa propre personnalité. Mais pourquoi se contenter des noms ennuyeux comme Roma, Condesa ou Coyoacán alors que vous pourriez utiliser les surnoms beaucoup plus précis, brutalement honnêtes et franchement hilarants du fameux Mapa de Prejuicios ?

Pensez-y comme Lonely Planet rencontrant le stand-up. Partons pour une visite guidée de CDMX, édition préjugés.

La carte des préjugés de Mexico City : un guide touristique dont vous ignoriez avoir besoin


Mordor Godínez : le pays des Orcs de bureau

Oubliez la Comté, Frodo. Si vous vous dirigez vers le sud-ouest, vous tomberez sur Mordor Godínez, où les guerriers corporatifs (a.k.a. godínez) mènent des batailles éternelles contre les tableaux Excel, le café infect et les embouteillages sans fin du Periférico. Les pauses déjeuner sont sacrées, les potins prospèrent dans les groupes WhatsApp, et personne ne s’échappe sans se plaindre de son patron.

Si vous écoutez attentivement, vous pouvez presque entendre le chant “¡Ya merito es quincena!” résonner à travers les tours de bureaux.


Hipsterlandia : là où les barbes et le cold brew règnent

Si vous vous êtes déjà demandé où était passée la réserve de moustaches ironiques, de toasts à l’avocat hors de prix et de vélos vintage de Mexico City — ne cherchez pas plus loin que Hipsterlandia. Techniquement, c’est Roma et Condesa, mais sur cette carte, cela se divise en micro-royaumes :

  • Perropolis : Les parents de chiens règnent ici. Chaque café a plus de bouledogues français que de clients.
  • Romasburg : Pour les hipsters qui trouvent Perropolis “trop mainstream”. Attendez-vous à du kombucha artisanal, des conversations existentielles et quelqu’un essayant de vous vendre un cactus comme œuvre d’art.

Si vous ne possédez pas un lecteur vinyle ou au moins une chemise en lin, préparez-vous à être jugé poliment.


Árboles y Ardillas : le paradis des écureuils

À l’ouest, vous trouverez Árboles y Ardillas, ce qui se traduit par Arbres et Écureuils. Oui, c’est verdoyant, feuillu, et oui — les écureuils possèdent pratiquement l’endroit. Les habitants font leur jogging, sirotent des lattes et font semblant de ne pas vivre dans l’une des villes les plus animées du monde. C’est la réponse de Mexico City à Central Park, mais plus petit, plus chaud, et avec plus de tacos à proximité.


Gays : la capitale arc-en-ciel

En vous dirigeant vers l’est, vous atteignez la zone Gays, autrement connue sous le nom de Zona Rosa. C’est coloré, bruyant, et c’est là que la fête ne s’arrête jamais. Les clubs diffusent du reggaetón jusqu’au lever du soleil, les drag queens scintillent sous les néons, et vous pouvez acheter des churros arc-en-ciel qui feraient pleurer de joie même RuPaul.

Même si vous n’êtes pas là pour la vie nocturne, l’énergie est contagieuse — tout comme les paillettes.


Hippies : encens, tambours et tie-dye

Plus au sud, nous arrivons sur le territoire des Hippies, mieux connu sous le nom de Coyoacán. Ici, vous trouverez des attrape-rêves, des musiciens de rue, des lecteurs de tarot et suffisamment d’encens pour fumiger une ligne entière de métro. C’est la terre de Frida Kahlo, où la culture déborde à chaque coin — tout comme le cercle de tambours occasionnel qui refuse de se terminer.

Achetez un bracelet fait main, sirotez un mezcal, et faites semblant de ne pas être simplement un autre touriste prenant un selfie à la Casa Azul.


Fiestas : mode vie nocturne éternelle

Cette partie de la carte s’appelle simplement Fiestas, et le nom parle de lui-même. Qu’il s’agisse de salsa, cumbia ou reggaetón, vous entendrez de la musique jusqu’à ce que vos pieds abandonnent. Si vous déménagez ici, n’espérez pas dormir avant 3 heures du matin — à moins d’avoir maîtrisé l’art de la sieste sur les vibrations de basse.


“El Centro” : chaos, histoire et street food

Le cœur de la ville, ici simplement étiqueté “El Centro”, est l’endroit où l’histoire rencontre la surcharge sensorielle. Cathédrales et ruines aztèques rivalisent avec les vendeurs ambulants vendant tout, des baskets contrefaites aux quesadillas frites. C’est chaotique, bondé, et c’est là que Mexico City montre ses muscles comme capitale du chaos organisé.

Si vous partez sans avoir mangé au moins trois tacos debout à un coin de rue, vous êtes passé à côté.


Nuevo Mirreino & Viejo Mirreino : le royaume des gâtés

Au nord-ouest, vous trouverez Nuevo Mirreino et Viejo Mirreino — terrains de jeu des mirreyes (version mexicaine des enfants à la trust fund). Attendez-vous à des lunettes de créateurs à l’intérieur, des voitures brillantes diffusant du reggaetón, et d’innombrables stories Instagram depuis le même rooftop.

C’est comme Gossip Girl, mais avec plus de shots de tequila.


Pourquoi cette carte est plus honnête que Google Maps

Bien sûr, Google Maps peut vous dire comment aller de Chapultepec à Coyoacán, mais peut-il vous avertir du danger existentiel des “Wannabes” ou de la tempête de paillettes des “Gays” ? Peut-il vous préparer au monopole d’avocats de Hipsterlandia ? Non.

Cette carte des préjugés ne vous ramènera peut-être pas plus vite chez vous, mais elle capture l’esprit de Mexico City : un endroit où cultures, personnalités et stéréotypes se heurtent dans un énorme chaos magnifique et désordonné.

Alors, la prochaine fois que vous planifierez un voyage à CDMX, ne vous contentez pas d’emporter un guide. Imprimez cette carte, prenez votre sens de l’humour et préparez-vous pour l’aventure de votre vie.

mexican mammoth
Mammouth mexicain

Depuis des siècles, les mammouths fascinent les scientifiques comme le grand public. Deux espèces ont parcouru les Amériques : le mammouth laineux, qui prospérait dans les latitudes nordiques, et le mammouth colombien, qui s’est répandu du Canada jusqu’au Costa Rica. Jusqu’à récemment, la plupart des études évolutives sur le mammouth colombien s’appuyaient principalement sur des données génétiques issues de restes fossiles trouvés aux États-Unis et au Canada.

Cette perspective est désormais en train de changer grâce à des recherches révolutionnaires menées au Mexique. Une équipe dirigée par Federico Sánchez Quinto du Laboratoire International de Recherche sur le Génome Humain (LIIGH) de l’UNAM a intégré des échantillons provenant des latitudes tropicales du centre du Mexique. Leurs travaux révèlent des différences génétiques surprenantes chez les mammouths de la vallée de Mexico, suggérant une histoire évolutive beaucoup plus complexe qu’on ne le pensait auparavant.

Une avancée majeure dans la paléogénomique mexicaine

Selon Sánchez Quinto et ses collègues, c’est la première fois que des fossiles de mammouths mexicains sont étudiés à l’aide de techniques génétiques avancées. « Nous avons découvert que les mammouths de la vallée de Mexico possèdent des lignées mitochondriales très différentes de celles rapportées aux États-Unis et au Canada », a-t-il expliqué.

Cette réussite marque également une étape importante pour la science mexicaine. Comme l’a souligné María del Carmen Ávila Arcos, également du LIIGH : « Il s’agit de la première étude génétique sur la mégafaune du pays. Avoir développé ici la capacité technique, les ressources humaines et l’infrastructure nous permet de mieux comprendre notre histoire naturelle. »

Les résultats ont été publiés dans la prestigieuse revue Science sous le titre « Columbian mammoth mitogenomes from Mexico uncover the species’ complex evolutionary history ». Le projet est le fruit d’une collaboration entre l’UNAM, l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire (INAH) et l’École Nationale d’Anthropologie et d’Histoire (ENAH).

Origines du mammouth colombien

Les mammouths sont apparus pour la première fois en Afrique il y a environ six millions d’années avant de migrer vers l’Eurasie, où ils se sont diversifiés en plusieurs espèces. L’un d’eux, le mammouth des steppes, a franchi le détroit pour atteindre les Amériques il y a environ 1,5 million d’années. Par hybridation avec les mammouths laineux, le mammouth colombien a fini par émerger.

Cette espèce était un véritable géant : elle pouvait dépasser quatre mètres de hauteur, peser jusqu’à dix tonnes et arborer des défenses atteignant cinq mètres de long. Les mammouths colombiens ont prospéré dans toute l’Amérique du Nord jusqu’à leur extinction à la fin du Pléistocène, il y a environ 12 000 ans.

Des fossiles mis au jour à Santa Lucía

L’une des découvertes fossiles les plus importantes de ces dernières décennies a eu lieu lors de la construction de l’aéroport international Felipe Ángeles entre 2019 et 2022, sur l’ancien site d’une base aérienne militaire à Santa Lucía, dans l’État de Mexico. Archéologues et paléontologues y ont exhumé plus de 70 000 fossiles de mégafaune éteinte, dont des chevaux, des chameaux, des bisons, des paresseux géants et plus de 20 000 os de mammouths.

Selon Rubén Manzanilla, archéologue à l’INAH et coordinateur de l’opération de sauvetage : « À partir de décembre 2019, il y avait chaque jour entre une et cinq découvertes paléontologiques. C’est aujourd’hui la collection de paléofaune la plus importante d’Amérique latine. »

Cette abondance de restes a offert une occasion idéale pour l’échantillonnage génétique. Les chercheurs ont extrait de l’ADN de molaires, qui conservent particulièrement bien le matériel génétique grâce à leur structure dense.

Une diversité génétique surprenante

Les résultats de l’équipe ont été inattendus. Au lieu de ressembler aux mammouths colombiens du Canada et des États-Unis, les mammouths mexicains présentaient un ADN mitochondrial très distinct. Les chercheurs ont nommé cette nouvelle lignée Clade 1G, subdivisée en trois sous-lignées : 1G.1, 1G.2 et 1G.3.

La divergence entre ces groupes est si marquée qu’elle pourrait refléter le processus même par lequel le mammouth colombien a émergé. Une hypothèse suggère que l’hybridation aurait impliqué des femelles mammouths laineux portant un ADN mitochondrial inhabituellement diversifié. Avec le temps, une vague de cette diversité génétique aurait atteint la vallée de Mexico, donnant naissance à des lignées évolutives distinctes.

La datation au radiocarbone situe ces restes entre 12 000 et 20 000 ans, confirmant que les mammouths ont peuplé le centre du Mexique jusqu’à la fin du Pléistocène.

Histoire des populations et pressions de survie

L’étude éclaire également la dynamique des populations de ces animaux. Aux latitudes plus élevées, la diversité génétique des mammouths laineux a fortement chuté lorsque la Terre s’est réchauffée après la dernière glaciation. En revanche, les mammouths du centre du Mexique semblent avoir maintenu de petites populations stables au cours de leurs 40 000 dernières années.

Cette stabilité concorde avec des preuves fossiles de malformations congénitales observées chez certains mammouths mexicains, signe possible de consanguinité au sein de populations réduites. Bien que d’autres preuves soient nécessaires, ces résultats laissent entrevoir des pressions de survie uniques auxquelles ces mammouths ont dû faire face dans la région.

Innovation dans le travail de terrain et l’analyse

La réalisation de cette recherche a nécessité une grande ingéniosité. Comme les molaires étaient trop volumineuses pour être transportées en toute sécurité, les chercheurs ont installé un laboratoire d’ADN ancien temporaire près du site de fouille. Là, vêtus de combinaisons de protection et travaillant dans des enceintes acryliques stériles, ils ont foré les molaires pour recueillir de la poudre de dentine.

Au Laboratoire de Paléogénomique de Juriquilla, ils ont ensuite extrait l’ADN et construit des bibliothèques de séquençage. En utilisant une technique spécialisée appelée capture-enrichissement, l’équipe est parvenue à récupérer 61 génomes mitochondriaux, dont 28 avec une couverture très élevée. Cette richesse de données a permis de tirer des inférences évolutives robustes qui auraient été impossibles autrement.

Réécrire l’histoire des mammouths en Amérique

Les résultats obtenus au Mexique enrichissent non seulement notre compréhension du mammouth colombien, mais soulignent aussi l’importance d’inclure des échantillons géographiques variés dans la recherche paléogénomique. Comme l’a rappelé Ávila, les lignées mexicaines se sont séparées de leurs parentes du nord il y a plus de 400 000 ans, bien avant la divergence entre les mammouths colombiens et laineux.

Cette découverte place le Mexique comme une région clé pour comprendre l’histoire évolutive profonde de ces géants de l’Âge de glace. Elle met également en lumière le rôle croissant de la science mexicaine dans la paléogénomique mondiale.


✨ L’étude des mammouths de la vallée de Mexico montre que, même pour des espèces bien connues, il reste encore des secrets à découvrir. Chaque fossile et chaque fragment d’ADN nous rapprochent de la compréhension des mondes disparus où vivaient autrefois ces majestueuses créatures.